FORM.ATHLON au marathon de N.Y.C (le retour)

 

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De retour parmi vous, j’ai laissé le soin à Bruno de raconter comment il a vécu sa course :

Bonjour à toutes et tous !

Comme prévu et promis, voici mon petit compte rendu/bilan de cette belle aventure qu’est le Marathon de New York.

Réveillé à 4h du matin ce dimanche 5/11, le petit déjeuner fut copieux et adapté à ce qui allait m’attendre. Malheureusement, la pluie était au RV, alors qu’elle n’était ni prévue, ni invitée à cette belle fête. Dès le départ au pied du Pont de Verrazano, je me sentais bien, mais nous sommes partis trop vite dès le début pour ensuite passer en 1h50 au 20kms. Ensuite, dès le Pont Pulaski franchi, soit la moitié du parcours, j’ai enchaîné défaillances sur défaillances, plus de jus dans les jambes, 6 arrêts techniques (trop bu en amont), allure élastique à partir du 30ème km (je marche, je cours, je marche, je cours……) et je décide de laisser tomber l’objectif de 3h59′ sous peine d’abandon probable : inenvisageable ! Le mental à pris le relais très tôt, dès le km 25 et là ce n’est plus pareil, on perd le moral. À plusieurs reprises j’ai voulu arrêter, car je n’étais pas bien du tout et la pluie, le vent et le froid, les douleurs dues aux ampoules, prenaient l’ascendant sur le reste. Mais je me connais : abandonner, jamais.  (On me dit têtu, entêté, acharné, obstiné, opiniâtre, tenace, accrocheur, buté, borné et plein d’autres compliments encore……marque de fabrique personnelle paraît il ?). Les ampoules, aux 2 pieds, éclairaient ma route, mais me faisaient souffrir énormément alors que j’étais déjà dans le «dur» (ce n’est qu’arrivé à l’hôtel que j’ai vu les dégâts). Donc à mi chemin, plus rien dans le moteur qui cale tous les 500m et c’est là que tu te dis que tu es un privilégié de participer à cette fête, que tu penses à ceux qui n’ont pas cette chance de pouvoir courir, que tu penses aux malvoyants (AVH), aux sans abris (ESV), aux ami(e)s, à tes enfants, à ta famille, à ma compagne que j’ai bassiné pendant des mois et qui a supporté mes contraintes (plus ou moins facilement…). Et pour tous ces gens là, je ne pouvais pas abandonner. J’ai donc terminé, en 4h33′ ces 42,195 kms, et j’en suis très fier.

Ce fut de loin le plus difficile de mes 8 marathons, dont 3 à NY, je ne me souvenais pas que cela montait autant et aussi longtemps. Cela restera malgré tout un super souvenir car j’ai été au delà de ce je pensais être capable d’endurer, et là, j’en ai baver un maximum, 6 ans après le dernier.

Mais en avril, le 8 exactement, dans 150 jours, se profile le Marathon de Paris auquel je me suis inscrit avant de faire le NYCM. Il va donc falloir analyser avec clairvoyance, avec Wilfrid mon accompagnateur FORM.ATHLON les raisons de cet échec chronométrique et voir où cela a merdouillé, afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs !

Échec chrono, oui, mais pas au niveau humain, car ce fut une belle et grande victoire sur moi même, et à tous ceux qui me disent : « Pourquoi tu cours, si c’est tellement difficile », je leur réponds : « Je ne sais pas, mais je continue à courir ».

Emile Zatopek disait : « si tu veux courir, cours un km. Si tu veux mieux te connaître, cours un marathon »

Alors je continue à courir…………………….

Salut à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures ! Merci aux kinés, au coach, et à tous ceux qui m’ont encouragé.

Kiss and Love from New York City Marathon 2017 !

Bruno.

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avec Romain Barras, Champion d’Europe de décathlon en 2010, 4éme aux jeux olympiques de Pékin en 2008 et

Dominique Chauvelier, 3éme au Chpt d’Europe de marathon en 1990 et record personnel à 2h11’24 ».

 

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